Archive for février, 2011

février 18, 2011

Moche

Me vient un mot, ce matin “ Moche”, oui, t’aurais pu mettre moche au lieu de laide… Pourquoi ? Parce que “laide”, ça fait vieux

Glouppp ?

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février 18, 2011

The PLace

Des photos de veilles femmes, l’arrière grand mère de la photographe, âgée de 95 ans : l’art oublié des rides.

http://theplacedesign.wordpress.com/2007/07/18/teta-nemnum

 

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février 18, 2011

Le vieux, vu par l’Odieux Connard

A lire ce matin, “ le vieux“, sur Le connard : http://odieuxconnard.wordpress.com

Il s’en prend à tout, mais sur les vieux, il n’a craché que ce paragraphe, il aurait pu faire mieux – peut-être, fera-t-il mieux ? Ici, c’est plutôt un portrait restreint et rempli de cliché éculé.

Mais si tu prends la peine de naviguer sur son blogue, tu trouveras des articles qui valent la peine de s’y arrêter, et même d’y revenir. Un (presque) bain d e jouvence.

Le vieux est la créature la plus connue des grandes surfaces. On le reconnait de loin au fait qu’il est tout courbé sur son caddie ou qu’il se trimbale un vieux cabas à carreaux. Accessoirement, il dispose souvent au sommet de son chef un signe distinctif de son appartenance à la tribu des vieux : béret de la même couleur que son cabas, chevelure dispersée d’un blanc sale, ou pour les plus fiers, toupet coloré en mauve, orange ou autre couleur parfaitement improbable que seul le vieux peut trouver attractive. Quand on a plus l’âge de conduire une voiture, on fait du tuning sur sa moumoute, c’est comme ça. Le vieux est un être qui est le plus souvent à la retraite (mais ça pourrait changer ces prochaines années), aussi a t-il toute la journée pour faire ses courses. Mais, être pervers qu’il est, le vieux vient toujours aux heures d’affluence, créant une sorte de Rush Hour rhumatologique qui ne cesse d’étonner les plus jeunes. Pourquoi ne vient il pas quand il pourrait être tranquille ? Réponse simple, ami jeune : le vieux veut te faire chier ; et c’est bien normal, il n’a que ça à faire de ses journées. Certains s’étonneront aussi de trouver des hordes de vieux à 8h du matin devant la grande surface, patientant devant le rideau de fer, alors qu’ils ont la journée pour y aller ; point d’étonnement : le vieux a souvent une certaine nostalgie pour le rideau de fer qui, comme il le dit souvent « Tenait à distance les cocos et les rastacouères ».
Mon conseil : Pour éviter le vieux, il suffit d’aller faire ses courses à l’heure des Feux de l’Amour. 
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février 17, 2011

On ne veut pas le savoir

Tu entends ?

On ne veut pas le savoir. La laideur, la vieillesse, la pauvreté, tout ca. La solitude, la colère, tout ce qui rogne, tout ce qui fait mal. Tu entends, tu entends ? On ne veut pas le savoir.
La peur, le mal, les cris, la souffrance, tout ce qui fait peur. Tu entends, tu entends, tu entends ? On ne veut pas le savoir.

La guerre, la faim, la tuerie, les sauvages, les viols, les hommes pires que des bêtes, et qui tuent sans raison, on ne veut pas le savoir. Tu entends, tu entends, tu entends, tu entends ? Je ne crie pas assez fort, sans doute. Pour couvrir ta voix je chanterai la jeunesse la beauté la richesse le luxe l’amour la joie la vie les voitures la bouffe, les diamants, les livres, le plaisir les heures heureuses la belle fille la plage.

L’eau belle les rochers la neige le calme le silence les rires les chansons le bonheur.

Tu entends ?

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février 17, 2011

A pas de loup

Elle arrive à pas de loup, la vieillesse, elle s’installe au creux de nous, dans les plis de notre peau, dans chaque cheveu perdu, dans la vue qui baisse par degré, par l’émotion qui rode et s’érode. Dans le sourire crispé de l’enfant qui la rencontre en sa mère ; par le regard détourné de l’ami vieux qui se croit jeune ; dans le rire méprisant, dans le mot insultant, dans le silence assassin.

Elle est là depuis longtemps lorsqu’enfin, un matin, ou au soir d’une journée dure, on la voit, face à nous, dans le miroir. Lorsqu’on se demande qui est cette veille femme, de dos, prise en photo ce jour-là au bord de la mer, courbée sur ses ans, avachie dans ses bottes, et qui porte le même manteau de pluie que nous ?

Mais elle ne peut nous surprendre qu’une fois. Ensuite, nous la regardons en face, nous la jaugeons sans la juger : nous mesurons son pouvoir, nous alignons sa puissance, et nous nous préparons à en faire notre ennemie intime, celle avec qui nous allons vivre désormais, jusqu’à la fin de notre vie.

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février 15, 2011

Qui es-tu ?

   Ah ? Oui, qui es-tu ? Personne ne te connait. Tu peux être tout le monde et n’importe qui. Ton ego en prend un coup, tu te croyais célèbre et tu t‘aperçois que ton nom ne dit absolument rien à la plupart de ceux qui te rencontrent. Soyons justes : c‘est la même chose pour toi : ceux que tu rencontres te sont totalement inconnus.
  Le Net, c‘est un immense champs de foire et tu louvoie entre des ombres qui ne te sont rien. Toi, tu ne leur est rien, non plus. Ils ne te connaissent pas plus que tu ne les connais.
Tu n’es rien comme ils ne sont rien. Tu es l’inconnu, le non-connu, le mal-connu. 
Le Net te donne l’illusion d’être quelqu’un mais arrête de te leurrer : tu restes et resteras un éternel inconnu en ce royaume.
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février 15, 2011

Vieillir sans beauté

Il faut arrêter de se leurrer : vieillir en beauté, ça n’existe pas. C’est un slogan inventé pour faire vendre, un de plus.
La peur de vieillir fait vendre comme toutes les peurs. Tout le monde tombe dans le panneau, homme ou femme.

On ne vieillit qu’en laideur, c’est ainsi et pas autrement. Greta Garbo le savait bien, qui a caché ses rides sous d’énormes lunettes noires à partir de ses 40 ans.

Tu te crois mieux qu’elle ?

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février 15, 2011

La pauvreté n’est plus ce qu’elle était

Je ne sais pas où tu habites et je ne te dirai pas dans quel pays, sur quelle portion de la boule ronde je pose mes pieds. Saches seulement que chez moi comme chez toi, les gens sont pauvres en majorité.
Tu as lu ?
En majorité.
Réfléchis à cela.
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février 14, 2011

Saint-Valentin

L‘ironie veut que je commence ces pages le jour de la saint-valentin, une date qui a fait recette, qui célèbre les amours humaines, un jour qui se dessine en forme de cœur, de roses rouges, boites de chocolats, baisers, bijoux, beauté, luxe et jeunesse. Tout le contraire de ce que je suis. Mais le 14 février s’en moque, il est là, il a commencé pour moi ce matin à l’aurore, se terminera ce soir au crépuscule comme pour la plus belle fille du monde, comme pour l’homme le plus riche de la terre, comme pour le nouveau-né, comme pour celui ou celle dont c’est, aujourd’hui le dernier jour.
La seule égalité qui nous reste est celle des jours qui passent.

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LvPi